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LE RIZ A MADAGASCAR
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"Voly vary maro anaka ...... riziculture qui enfante beaucoup "
Le SRI (Système de Riziculture Intensive) est un système 100 % naturel, découvert à Madagascar en 1984 par le Père de Laulanié. Le SRI permet d'accroître très sensiblement les rendements... Klikeo eto >> |
Le
Riz L’aliment essentiel de tout un peuple
surfaces cultivées de l’ensemble du pays, apportant deux à trois récoltes par an, selon les différentes variétés de riz, fort nombreuses à Madagascar. (www.madagascar-vision.com/)
Le riz dans la société malgache
(www.madagascar-tourisme.com)
Les gerbes sont vigoureusement frappées sur une surface dure pour dégager le paddy lequel, une fois séché, sera confié auxmortiers et aux pilons des femmes, puis à leurs vans. Selon le temps accordé au pilonnage, le grain sera, soit d'un beau blanc, soit rose car gardant encore sa dernière enveloppe. Ce riz là est apprécié des connaisseurs pour son arrière goût de noisette, et il est de plus en plus recherché par les visiteurs. Le riz inspire le respect dans tout l'Orient, c'est pourquoi on évite de faire du bruit dans les rizières. De plus, il est interdit de parler de démons ou de morts, dans les rizières, car cela risquerait de faire fuir l'âme ou l'esprit du riz. Les
fady continuent à réguler une partie importante de la vie malgache. Le sujet des tabous est très important pour la société malgache. Chaque tribu, chaque région possède son lot de comportement ou d'actions " interdites ". Les
fady se transmettent de génération en génération et certain sont simplement crée par l'astrologue ( ou Ombiasa) ou par la personne la plus respectée du village ou de la région. Il est donc conseillé de suivre les conseils des locaux lorsque l'on voyage à travers le pays.
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Tsy nahin’ny sosoa no nitobaka, fa ny mpandoatra no vinitra.
i.e Si le riz a débordé de la marmite, ce n’est pas qu’il l’ait voulu, mais c’est parce que celle qui le puisait était en colère. -
Raha jerena, toa olon-kendry, tantely fiandry andriana ; kanjo nony dinidinihina, fanambonim-bary fiandry
alika. i.e A le voir, on l’aurait pris pour un sage, pour du miel digne d’un roi ; mais à l’examen, c’était le dessus du riz, bon pour un chien. La partie supérieure du riz cuit dans la marmite est souvent couverte de suie et sent la fumée et on la donne aux chiens. -
"Vary iray no nafafy ka vary jato no nojinjaina " i.e Un grain de riz semé, cent récolté |
Ambatondrazaka, grenier à Riz de Madagascar |
Les greniers à Riz à madagascar - Ambatondrazaka la capitale d'Antsihanaka, c'est-à-dire du pays de "ceux qui errent autour des marais" (d'après G. Grandidier). : Premier "grenier à riz de Madagascar" grâce à la fertilité des plaines alluvionnaires du lac Alaotra. - la plaine rizicole Marovoay: deuxième grenier à riz de Madagascar - Bealanana (Beaucoup de sable) : Située en altitude, sur les contreforts du massif du Tsaratanana, Bealalana est considéré comme le "grenier à riz" de la côte nord-ouest de l'île. - Fianarantsoa, capitale du vin et grenier à riz du Betsileo, est blottie dans ses bois d’eucalyptus à 1.100 mètres d’altitude. |
LE RIZ A MADAGASCAR? ( article extrait du revue d'information economique www.mefb.gov.mg Numéro 16 - Avril 2004 ) L'année 2004 a été décrétée « Année Internationale du Riz » par les Nations Unies. Seize pays, dont Madagascar, adhèrent à ce projet sous l’égide de la FAO. Le lancement officiel des manifestations s’est tenu le 20 Février 2004 et diverses conférences et tables rondes figurent au programme jusqu’à la fin de l’année. Le slogan retenu est « Le riz, c’est la vie ».
dont le Programme d'Action pour le Développement Rural (PADR), les divers projets de développement, le développement de la recherche, la facilitation de l'accès au crédit, l'opération engrais, l'opération petits matériels agricoles, les mesures d'exemption fiscale au matériel et équipement agricole,… De même, le paddy contribue le plus à la formation de revenus d'une grande majorité des ménages ruraux. Il est également générateur et créateur d'emplois du fait des techniques de cultures qui restent encore dans une large mesure très traditionnelles et exigent un recours important à la main d'œuvre salariée (10 à 15% des dépenses des paysans) et à travers la commercialisation des intrants, de l’équipement / matériel et dans les services d’appui au milieu rural. Bien que la filière rizicole malgache comporte des atouts notamment (i)un ensemble de situations agro-écologiques favorables et un savoir–faire séculaire, (ii) un niveau de consommation élevé, (iii) le développement d'un potentiel de recherche,et enfin (iv) les impacts positifs non négligeables de la mise en œuvre des projets de développement dans les zones de couverture, la filière est caractérisée par une offre nationale insuffisante, des rendements faibles (2 tonnes/ha en moyenne) et une activité de subsistance. Pour combler l’insuffisance d’offre, Madagascar importe régulièrement du riz. Sa part dans les importations CAF totales n'a cessé d'augmenter au cours de ces dernières années passant de 3,7% en 2000, à 7,7% en 2003. Le solde des échanges de riz (exportations – importations) est de l'ordre de 303 milliards de fmg en 2003 (sources INSTAT), soit -0,9% du PIB en termes courant contre -0,8% en 2001 et -0,2% en 2002.
Des programmes et actions ont été entreprises par le Gouvernement pour le développement de la Filière, ceci en vue d'atteindre les principaux objectifs définis dans le DSRP en matière de développement rural notamment la réduction de la pauvreté rurale, la sécurisation alimentaire et l'utilisation optimale des ressources. Les activités sont réalisées dans le cadre du PADR, des programmes et projets de développement. Elles ont consisté entre autres en : opération engrais, réhabilitation de pistes rurales, mise en place de sous-projets d'unité de stockage et de transformation, opération petits matériels agricoles, établissement de titres fonciers, mise en place du Tranoben'ny Tantsaha, mesures fiscales portant exemption des taxes pour les intrants agricoles. La production de paddy est prévue atteindre 3 600 000 tonnes en 2004. La disponibilité en riz blanc de quelques 2 124 000 tonnes en 2003 n’arrive pas à combler les besoins en riz de la population.
I- La Production de RizI-1 Le Volume de la Production
I-2 La Répartition Spatiale de la Production de PaddyEn terme spatial, le riz est cultivé un peu partout sur le territoire malgache même dans la Commune Urbaine d’Antananarivo, mais les sous-préfectures d’Amparafaravola et d’Ambatondrazaka sont les plus productrices. Sur presque toutes les Hautes Terres, et dans les régions du Moyen-Ouest et du Menabe, le riz est la principale culture occupant les terres agricoles. De plus, l’enquête agricole de la campagne 2003 attribue 36% des terres cultivées à Madagascar à la riziculture.
I-3 Les Saisons Rizicoles Les saisons rizicoles sont déterminées par la période de récolte. En général, 70% de la moisson de riz de l’ensemble du territoire malgache se font entre les mois d’Avril et de Juin. Les « vary aloha », « vary asara » ou « vary ririnina » se récoltent entre Janvier et Mars et constituent 12% de la production rizicole. Dans la région de Marovoay, 67% du riz se récoltent entre Juillet et Septembre, c’est ce qu’on appelle le « vary jeby ». Tandis que dans l’Alaotra, le « vary vakiambiaty » (entre Avril et Juin) représente plus de 91% de l’ensemble de la production de la région.Certains agriculteurs pratiquent la pluri-récolte : les cultures de première et de deuxième saison. Les cultures de deuxième saison ne sont possibles que sur les terrains à bonne maîtrise d’eau. Elles ne peuvent pas se faire sur les tavy et les tanety qui sont très dépendante de la pluviométrie. I-4 Les Types de Champ de RizA Madagascar, on trouve 3 grands modes de culture selon les caractéristiques du champ de riz : o La riziculture sur tavy qui est une culture de riz pluvial sur défriche-brûlis de forêt dense humide naturelle. Son effet sur l’environnement a toujours été critiqué mais de nouvelles idées s’y rapportant commencent à apparaître. En effet, selon Sigrid Aubert, Serge Razafiarison et Alain Bertrand dans « Déforestation et systèmes agraires à Madagascar : les dynamiques des tavy sur la côte orientale », le tavy est un bon compromis entre le risque climatique (ravage des cultures par les cyclones), « la disponibilité en main-d’œuvre et la sécurité alimentaire. Il s’adapte bien à la logique paysanne qui n’a pas le moyen capital pour investir dans la riziculture irriguée. Il faut ainsi valoriser la pratique du tavy par la mise à disposition des nouveaux itinéraires techniques et de nouvelles variétés de riz plus productives aux paysans ». o La riziculture aquatique qui englobe aussi bien les cultures irriguées que celles inondées de bas-fonds ou de plaine. La riziculture irriguée est celle pour laquelle l’eau utilisée est drainée sur le terrain de culture par des réseaux artificiels, par des aménagements plus ou moins importants qui donnent lieu aux projets de Petits ou Grands Périmètres Irrigués. o La riziculture sur tanety qui est aussi une culture pluviale. I-5 Les Modes de Culture du RizA chaque région sont attribuées ses pratiques et techniques culturales. Certains cultivateurs optent pour les techniques traditionnelles dont les caractéristiques se résument en : sans labour ou labour à l’angady, semis direct, repiquage en foule, fumure organique, sans sarclage ou sarclage manuel. A l’instar des cultivateurs de la Côte Est qui opèrent par le semis direct juste après piétinement du champ, sans labour ni entretien, tandis que le système de repiquage est très usité sur les Hautes Terres. D’autres ont été plus perméables aux techniques modernes ou, en d’autres termes le Système de Riziculture Amélioré (SRA) : repiquage en ligne, utilisation de semences améliorées, adoption de jeunes plants, sarclage mécanisé et apport de fertilisants minéraux. Ce système est adopté sur près du quart des superficies emblavées de Madagascar, surtout sur les Hauts Plateaux. Dans tous les cas, il est observé que les paysans cherchent à minimiser leurs apports en travaux. Ce qui entrave quelque peu l’application du système de riziculture intense (SRI) qui requiert un volume de travail assez volumineux et une assiduité sans faille. I-6 Le Système de Riziculture IntensiveLe SRI est une méthode développée à Madagascar dans les années 80. C’est un ensemble de règles qui recommandent aux utilisateurs de recourir à plusieurs techniques non conventionnelles y compris le semis à sec, la transplantation de jeunes plants de riz de moins de 20 jours à raison de un plant par trou, un espacement de 20 X 20 cm, désherbage fréquent et contrôle du niveau de l’eau afin d’aérer les racines pendant la période de croissance du plant. L’exigence en maîtrise d’eau et le coût des dépenses de production très élevés constituent un frein à l’expansion du SRI. I-7 Les RiziculteursIl y a 2 millions de petits producteurs de riz à Madagascar dont plus de 60% ne disposent même pas de 60 ares de rizière. Un tiers de ces exploitants sont en situation de subsistance, ils ne produisent que quelques 800 kilos sur une surface de moins de 1 hectare. I-8 Les Matériels et InputsLe niveau d’équipement des riziculteurs malgaches est très limité. Les tracteurs et motoculteurs ne sont utilisés que dans la région du Lac Alaotra et du Nord-Ouest et concernent dans ces zones qu’une infime minorité de riziculteurs (respectivement 2,5% et 0,6%). Les reliefs très variés de Madagascar se prêtent plus facilement à la culture attelée qu’à la mécanisation (terrains pentus, petites superficies, élevage bovin) qui ne concerne qu’une minorité d’exploitants (0,1 à 0,2% dans l’ensemble du pays). La houe rotative est utilisée par moins de 10% des riziculteurs (38% sur les Hauts Plateaux et 17% au Lac Alaotra).
I-9 Le Rendement
En matière d’agriculture, deux types de productivité sont à considérer : - la productivité de la terre (dénommée « rendement ») - la productivité du travail : qui est inversement proportionnel à la quantité de travail requise
Ces deux types de productivité sont étroitement liés au type de terrain, à la région et au système de culture. Pour un même système de culture, les rendements varient d’une région à une autre. Le rendement du paddy tourne autour de 2 tonnes à l’hectare en général à Madagascar. Certaines régions présentent une productivité plus élevée de l’ordre de 2,5 ou 3 tonnes. Ce sont des régions plus nanties en infrastructures (Lac Alaotra, Marovoay, Itasy) et les systèmes de culture aquatiques qui ont le plus fort rendement. Sur les Hauts Plateaux, le rendement à l’hectare du SRI peut atteindre 5,7 tonnes, au Lac Alaotra il est tout au plus de 4,3 tonnes. La meilleure productivité du travail est constatée en semis direct.
I-10 Les Projets de Développement Rizicole
Vers les années 1970, les activités de développement rizicole ont été englobées dans le projet dénommé «rattrapage paddy ». Puis il y eut le G.O.P.R. (Opération de Productivité Rizicole), et le O.D.R. (Opération de Développement Rizicole) dans le Vakinankaratra et enfin le P.N.V.A. (Programme National de Vulgarisation Agricole) dont font partie les PPI (Petits Périmètres Irrigués). Des sociétés parapubliques d’aménagement et de développement ont aussi opéré dans les régions rizicoles : le Samangoky à Morombe, le SOAMA à Andapa, le SODEMO à Morondava, le SOMALAC à Ambatondrazaka, le FIFABE à Marovoay.
I-11 La Recherche en matière de Riziculture
Dans les années 50, l’Institut de Recherches Agronomiques s’est installé à Madagascar et a produit de nombreuses variétés de riz. Puis lui a succédé le FOFIFA en 1980. Ce centre s’occupe surtout de la recherche de nouvelles variétés de riz, de l’amélioration des variétés locales ainsi que de nouvelles variétés performantes et des nouvelles techniques de culture. Les résultats des recherches sont notables mais leur diffusion et leur application laissent à désirer. En effet, selon l’étude de filière de l’UPDR – FAO cité en bibliographie, la diffusion des nouvelles techniques ou de nouvelles variétés n’est pas effective du fait surtout de l’inexistence d’un système permanent opérationnel assurant l’interface entre la Recherche et la Vulgarisation.
II- La Distribution du RizII-1 La Transformation du Riz
D’après la même étude de filière UPDR – FAO et sur la base de la récolte de 1999, le flux physique du paddy (en pourcentage du volume de la récolte) se présente comme suit, depuis la récolte jusqu’à la vente : Ø Semences : 5% Ø Pertes post récolte : 2% Ø Autoconsommation : 58% Ø Dons et redevances : 7% Ø Vente : 28% Il est à noter que les pertes à la récolte, c’est à dire les pertes sur la production de paddy occasionnées par les différentes opérations entrant dans le processus de récolte (coupe, transport vers l’aire de battage, battage, vannage et transport vers le grenier de stockage), qui représentent environ 10 % de production biologique, viennent en sus de ces 2% de pertes post récolte. Si les experts en la matière avancent même un taux d’environ 3 à 5% pour ces pertes après récolte, cela correspond à une quantité de paddy de l’ordre de 100.000 tonnes par an, soit l’équivalent de la moitié de l’importation totale de riz en 1999.
Une moyenne de 62% de rendement en riz du paddy est considérée à Madagascar, toutes techniques de décortication confondues. Le pilonnage reste encore le moyen de transformation le plus prisé du fait de son rendement et aussi de l’inaccessibilité des moyens plus sophistiqués. C’est surtout le riz destiné à l’autoconsommation qui est pilonné. En fait de transformation usinée, les années 60-70 ont vu le monopole des grandes rizeries. Puis vers 1976 à 1989, ce sont les grandes sociétés de développement telles que la SINPA qui ont eu l’exclusivité de la collecte et partant de l’usinage. Par après, il y eu une profusion de petites et moyennes unités. En 2001, 1 818 décortiqueries et 152 rizeries sont recensées à Madagascar.
II-2 Le Circuit du Riz Local
Selon l’enquête campagne 2002-2003, le volume de riz produit est ventilé comme suit : 63% pour l’autoconsommation, 26% pour la vente, 5% pour l’autofourniture en semence et 6% pour les autres destinations telles que les dons. Le collecteur est l’opérateur de l’échelon intermédiaire entre le riziculteur et le grossiste. Il sillonne les régions rizicoles et sont en relation directe avec le cultivateur. Il vend les produits collectés aux grossistes siégeant dans d’autres régions plus ou moins éloignées de celle d’origine du produit. Les détaillants des grands centres urbains vont s’approvisionner chez ces grossistes ; tandis que les détaillants des marchés ruraux sont généralement des paysans venus vendre une petite quantité de riz pour pouvoir acheter d’autres PPN. Ce sont des petits commerçants informels et occasionnels. Le commerce tant intra-régional qu’interrégional du riz est le plus important de tous les produits. Le Lac Alaotra est le principal fournisseur de ces marchés. Le Centre Ouest approvisionne aussi diverses régions.
II-3 Le Transport du Riz local
Dans la majorité des cas, les produits agricoles viennent des régions où la route est en mauvais état. La plupart des zones rizicoles sont enclavées. Les marchandises en milieu rural peuvent être transportées de plusieurs manières : à dos d’homme, en charrette, en véhicule motorisé. Le coût de transport du kilo de riz (et d’ailleurs de tout autre produit agricole) en véhicule motorisé varie de 0,24 FMG / KM à 86,76 selon les régions et l’état de la route.
II-4 Le Stockage du Riz Local
Les paysans producteurs ont du mal à gérer leur récolte à la moisson : ils ont tendance à vendre une grande partie de leur riz au détriment de leur besoin de consommation quotidienne. Les raisons en sont qu’ils ont des besoins immédiats d’autres denrées nécessitant un certain revenu monétaire, ou encore que les moyens de rangement approprié du riz sont inexistants. Cette défaillance du dispositif de stockage est la raison d’être du GCV (Grenier Communautaire Villageois). Ce sont des mini-silos ruraux appartenant à des groupements de paysans. Ainsi, ce stockage ne concerne pas un surplus de production par rapport à la consommation mais c’est un stockage destiné à étaler la consommation pour subvenir aux besoins de la période de soudure.
II-5 Le Riz dans la Consommation du Ménage Malgache
Le riz constitue le principal apport calorique du Malgache. Les ménages urbains prennent 85% de leur repas avec du riz. En moyenne, pour les riziculteurs du territoire malgache, leurs dépenses en riz représentent plus de 10% de leurs dépenses totales ; ceci s’élève jusqu’à 50% pour les paysans de l’Est. Le riz le plus consommé est le riz local, jusqu’à concurrence de 91% des ménages. Une préférence accentuée pour le vary gasy est notée. Ce type de riz englobe toute une gamme de variétés allant du tsipala, du botry et autres.... Les ménages des provinces de Toamasina et de Toliara consomment plus de riz importé.
II-6 La Disponibilité en RizLa disponibilité en riz est constituée par la production à laquelle est ajouté le volume de l’importation.
II-7 L’Importation de RizPour combler l’insuffisance d’offre, Madagascar importe régulièrement du riz. Les données les plus fournies concernant la comparaison de la demande et de l’offre en riz sont issues de l’Etude de Filière faite par l’Unité de Politique de Développement Rural (UPDR), (Projet FAO TCP / MAG / 8821) se rapportant à l’année 1999. En volume, les consommateurs malgaches sont peu dépendants de l’extérieur puisque 10% seulement de leur approvisionnement (1.814.000 tonnes) sont constituées de riz importé. En revanche, avec 26% du riz commercialisé en 1999 (186.000 t sur 709.000 t) le riz importé constitue une part importante du marché. Ces importations n’ont permis de compenser qu’en partie le déficit de la production locale. II-8 Le Prix du RizDu temps où l’Etat intervenait par la nationalisation de la transformation ainsi que la commercialisation interne et externe du riz, les prix au producteur ont été déconnectés des prix internationaux et des coûts de production. La politique de prix interventionniste et le contrôle des circuits de distribution ont surtout cherché à rendre le prix du riz accessible aux consommateurs urbains. De nos jours, le prix au producteur est influencé par l’abondance de l’offre au niveau local conjuguée à l’état des débouchés extérieurs à la localité de production. Le prix moyen à la production sur tout le territoire pendant la campagne 2002-2003 est de 1 045 FMG le kilo. A Mahajanga, il est de 872 FMG, 918 à Antananarivo, 1 182 à Toamasina, 1 200 à Fianarantsoa et 1 282 à Antsiranana. En fait de compétitivité du riz malgache, l’étude de filière menée par l’UPDR – FAO estime que le coût des facteurs de production domestique est très faible. Ainsi, le riz malgache est fortement compétitif à la ferme. La perte de compétitivité se situe en aval et résulte essentiellement de la structure de commercialisation (intervention de nombreux agents successifs, rôle prépondérant d’une poignée de grossistes dans les approvisionnements extra-régionaux et les importations, difficultés matérielles du transport). Ce qui fait que le prix au détail ne rivalise pas, à certaines périodes de l’année, avec celui du riz importé. En effet, le prix à la consommation est variable tant dans l’espace que dans le temps. Les facteurs déterminants comprennent le moment par rapport à la récolte, les coûts de stockage, la distance par rapport aux centres urbains, l’accès aux routes, l’éloignement, l’existence des monopsones, la disponibilité du riz importé, le niveau de richesse de chaque localité et les catastrophes naturelles et climatiques. En moyenne, le riz est cher à Antsiranana par rapport à l’ensemble de Madagascar. D’après l’enquête de l’INSTAT sur les marchés ruraux en Janvier-Février 2003, le prix au détail le plus élevé se trouve dans les régions de SAVA et de la DIANA avec respectivement 3 414 et 2 800 FMG le kilogramme. L’écart entre le prix au producteur et le prix au détail est très différent d’une région à une autre : il varie de 2,4% (Itasy, Sofia, Imerina Centrale, Haute Matsiatra) à 10,4% (Vakinankaratra) en passant par le Sud-Est (7,9%). III- La Place du Riz dans l'Economie NationaleLe riz constitue le principal aliment des malgaches. Selon la dernière Enquête auprès des Ménages (EPM 2003) effectuée par l'INSTAT, 63% des ménages malagasy ont cultivé le riz. En milieu rural 73% des ménages cultivent le riz à l'exception de Toliary où 2 ménages sur 5 seulement cultivent le riz et où le maïs est considéré comme l'aliment le plus substituable au riz. III-1 Le Riz dans le PIB
La place du riz dans l’agriculture et même dans l’économie malgache est indéniable. L'étude FAO/UPDR, novembre 2000 révèle que la production de riz contribue à hauteur de 12% au PIB en termes courants et de 43% au PIB agricole. Les performances de la filière déterminent donc de manière significative les performances du secteur agricole. En effet, la hausse de la production rizicole en 2001 (+7,3%) et 2003 (+7,5%) s'est traduite par une bonne performance de la production de la branche agriculture avec des croissances respectives de +5,5% et +2,6%. La faible croissance de la production de la branche enregistrée en 2002 (+0,8%) résulte de la baisse de 2,2% de celle du paddy.
La contribution des activités rizicoles à la création et la distribution de valeur ajoutée est comme suit :
Source : Etude FAO/UPDR, Filière Riz, Novembre 2000 III-2 Le Riz dans les Activités Agricoles
Selon l'EPM 2002, 44% des 7 216 923 parcelles exploitées ou mises en valeur à Madagascar par les agriculteurs sont des rizières. Les 52% sont des non rizières et 4% des forêts. En terme de surfaces mises en cultures, les rizicultures ont utilisé 58% des superficies occupées par les principaux produits agricoles (riz, café, vanille, poivre, girofle, manioc, haricot, maïs, coton, pomme de terre, patate douce) en 2003, contre 54% en 2002 et 53% en 2001. Cette évolution à la hausse en 2003 résulte des bonnes conditions climatiques qui ont conduit les paysans à mettre en culture soit toutes les parcelles ou de nouvelles parcelles, ou en louant de parcelles. Sur le plan production, les ménages les plus pauvres sont amenés à produire davantage de vivriers au détriment des cultures de rente. D'une part, la majorité des riziculteurs recherchent d’abord l’autosuffisance en riz du ménage. L'autoconsommation d’une partie ou de la totalité de la récolte de riz constitue une forme d’assurance contre le risque (de prix), le prix du paddy à la récolte pour les surplus du riziculteur étant très peu incitatif. D'autre part, ils cherchent à réduire l’instabilité de leurs revenus par une diversification des activités de rente. Ces deux stratégies d’adaptation au risque, diversification des productions et augmentation de la part relative des cultures vivrières, limitent la capacité des producteurs à tirer profit de la spécialisation, les cantonnant dans des activités à faible rendement. En conséquence, les agriculteurs maximisent l’autonomie de l’activité vis à vis de la contrainte de trésorerie mais entravent toute modification des pratiques culturales et l’adoption de nouvelles techniques de production. III-3 Le Riz dans le Budget des MénagesA. Part du riz dans les revenus des ménagesLes diverses sources de revenus des ménages ruraux sont : les activités agricoles, les activités salariées, d'autres activités principales ou secondaires (transformation des produits, artisanat, commerce) ainsi que des revenus fonciers et la vente d'animaux. Ces revenus peuvent être sous forme monétaire ou en nature. Le riz constitue la part la plus importante de revenus d'exploitation des ménages ruraux sauf dans les régions du Sud où les autres cultures ou l'élevage qui dominent et les régions de la Côte Est où le revenu provient essentiellement des cultures de rente en particulier vanille, café, girofle, letchis.
Selon le cahier du Réseau des Observatoires Ruraux (ROR2002), 50% des revenus disponibles des ménages proviennent des revenus monétaires tels les ventes de produits agricoles non autoconsommés et des produits de l'élevage, les salaires, les revenus fonciers ou les revenus tirés des activités principales ou secondaires autres que celles de l'agricultures de production,.
En général, l'évolution des revenus est influencée par 3 principaux facteurs : · Evolution de la production agricole (notamment le riz) liées aux conditions climatiques, · Facteurs liées aux marchés : prix, segmentation des marchés, opacité, manque de concurrence…, · Fragilité des revenus tirés des activités secondaires en milieu rural. B. Part du riz dans les dépenses des ménagesLes dépenses des ménages ruraux sont marquées par la priorité à l'alimentation et à la faiblesse de l'investissement. Le budget alimentation (tous produits confondus) représente entre 34% (Antananarivo) et 61% (Toliara) des dépenses des ménages selon les agglomérations. La part des dépenses en riz dans le budget alimentaire des ménages est plus faible dans les agglomérations au niveau de dépenses totales élevé (Antananarivo et Toamasina). La structure des dépenses en produits de première nécessité (PPN) montre que le riz occupe la première place, soit 55,1% des dépenses en PPN pour l'ensemble des ménages dont 59,5% pour le milieu rural et 40,1% pour le milieu urbain.(EPM2000). En milieu rural, 10% à 15% des dépenses totales servent aux dépenses agricoles (main d'œuvre, locations de terres, frais de culture, etc). Les dépenses liées au poste main d'œuvre sont beaucoup plus élevées que celles du poste intrants. A titre indicatif, en 2001, les dépenses en MO varient entre 45 000 et 350 000 Fmg et les intrants de 14 000 Fmg à 150 000 Fmg.(ROR2001). Pour les entraides, le repas offert constitue en quelque sorte la contrepartie de la main d'œuvre. En milieu urbain, les dépenses en riz représentent plus de 10% des dépenses totales et presque 50% à l’Est. III-4 Les Emplois Crées par la Filière RizA. Main d'œuvreLes techniques de cultures de riz restent encore dans une large mesure très traditionnelles et exigent un recours important à la main d'œuvre salariée. D'après le cahier du Réseau des Observatoires Ruraux 2002 (ROR) un ménage mobilise en moyenne 20 à 72 hommes/jours de main d'œuvre (salarié et entraide) durant une campagne rizicole notamment dans les observatoires de Soavinandriana et de Fianarantsoa. L'entraide est souvent pratiquée dans les superficies moins importantes et le salariat agricole dans les superficies agricoles plus étendues et observatoires utilisant des techniques culturales plus étendues. Dans certains observatoires la concurrence des autres cultures dans l'emploi de la main d'oeuvre (récolte de litchi ou de girofle à Fénérive–Est ) où la hausse du prix de la vanille à Antalaha font souvent monter le coût de la main d'œuvre de riz. La contrainte de disponibilité de main d'œuvre s'exprime davantage au niveau paysan comme une contrainte "coût du travail", principal poste de coût sur le riz qui affecte les disponibilités monétaires des ménages. L’étude FAO / UPDR a relevé que le travail salarié représente 56% du travail rizicole total au Lac Alaotra, près d’un tiers sur les Hauts Plateaux et au Centre Ouest et seulement 14% et 20% respectivement dans l'Est et le Nord. Avec les systèmes de culture SRA et SRI, le travail salarié est maximisé (85-90 jours de MO salariée/ha) ce qui explique partiellement leurs difficultés de diffusion. La rémunération de l’ensemble des salariés employés dans la riziculture (emplois à plein temps, emplois salariés générés en aval de la production) représente 20% de la valeur ajoutée directe. B. Autres emplois créesLa filière est également génératrice d’emplois et distributrices de revenus en amont à travers la commercialisation des intrants et de l’équipement / matériel et dans les services d’appui au milieu rural. III-5 Le Riz et la Situation ExtérieureDe source auprès de la Banque Centrale, les importations de riz en 2003 ont atteint 64 millions de DTS contre 32,3 millions en 2002 et 36,8 millions en 2001. Sa part dans les importations CAF des produits alimentaires n'a cessé d'augmenter au cours de ces dernières années pour devenir prépondérante de 80% en 2003: De même, 7,7% de nos importations totales sont constitués d'achat de riz en 2003 alors que cette proportion n'a été que 3,7% en 2000, 4,2% en 2001 et 5,9% en 2002. Selon les données de l’INSTAT, le solde des échanges de riz (Export – Import), d'une valeur de 303 milliards de fmg, représente -0,9% du PIB en 2003 contre -0,8% en 2001 et -0,2% en 2002. Selon l'étude FAO/UPDR, avec 26% du riz commercialisé, le riz importé représente une part importante du marché. Le diagnostic a montré que, si les grossistes sont sensibles aux marges, facilement acquises, liées au différentiel de prix entre le riz importé et le riz local, l’indisponibilité réelle du riz national peut être un problème réel. Le risque de voir les importations continuer à augmenter à moyen terme au détriment de la production nationale est donc réel. L’augmentation des importations de riz, si elle permet de continuer à satisfaire les consommateurs urbains et certains grossistes, peut conduire le pays vers des difficultés encore accrues d’écoulement de la production locale, entraîner une baisse des prix aux producteurs et in fine renforcer les stratégies d’autosubsistance. IV-Les Perspectives du Riz à MadagascarBien que la filière rizicole malgache comporte des atouts notamment (i) un ensemble de situations agro-écologiques favorables et un savoir–faire séculaire, (ii) un niveau de consommation élevé, (iii) le développement d'un potentiel de recherche,et enfin (iv) les impacts positifs non négligeables de la mise en œuvre des projets de développement dans les zones de couverture, elle est caractérisée par une offre nationale insuffisante, des rendements faibles et une activité de subsistance. IV-1 Les Problèmes de Production et de Commercialisation de rizSecteur rizicole en crise malgré un potentiel important d'après l'étude UPDR/FAO, 2000 qui a relevé les principales contraintes à son développement : A. Les contraintes physiques- Une météorologie défavorable : dépressions ou cyclones tropicaux et amplitude de variation des pluies (inondations, sécheresse) - L’enclavement des zones de production - La détérioration de l’environnement naturel et la baisse de fertilité des sols - L’état défaillant des réseaux d’irrigation - La mauvaise maîtrise de l’eau B. Les contraintes techniques- Le faible taux d’équipement - La faible application d’itinéraires techniques améliorés due aux problèmes de communication (manque de diffusion de résultats, problème de vulgarisation, de diffusion de semences) et aux problèmes techniques (incompatibilité de la technique avec les caractéristiques climatiques, pédologiques et culturelles des régions) B. Les contraintes économiques- Des coûts élevés de main d’œuvre - Rareté et cherté du crédit, faible diversité des instruments financiers - Rareté des terres et insécurité foncière dont la complexité de la procédure d’acquisition des terres, le coût élevé d’acquisition des titres, l'éloignement du service des Domaines et la lourdeur du traitement des dossiers - Déficience des marchés ruraux du riz et la compartimentation du marché dont une forte intégration verticale dans la commercialisation intermédiaire - Stratégie d’autoconsommation et aversion pour le risque financier - Concurrence du marché international C. Les contraintes institutionnelles- La concentration des moyens sur l’irrigation et la vulgarisation - Une lente démarche vers la décentralisation et la déconcentration - Une politique fiscale longtemps pénalisante : soulignons toutefois que des mesures fiscales ont été prises en 2002 par l'adoption de l'ordonnance n°2002-002 du 12 novembre 2002 portant exemption de droits de douanes et taxes d'importations et modification de taux pour les intrants et matériels et équipements agricoles
L'insécurité d'exploitation agricole constitue également des contraintes pour le développement rizicole d'après 64,5% des ménages agricoles, selon L'EPM 2000, IV-2 Les Programmes et Actions Entreprises pour le Développement de la FilièreLa stratégie actuelle pour le développement de la filière consiste à prendre en considération l'approche filière pour le riz et non seulement la production et ceci en vue d'atteindre les principaux objectifs définis dans le DSRP en matière de développement rural notamment : la réduction de la pauvreté rurale, la sécurisation alimentaire et l'utilisation optimale des ressources. Le Plan d’Action pour le Développement Rural (PADR) constitue le cadre de mise en œuvre des actions dont l’ensemble des mesures pour le développement de la filière riz. Les actions sont orientées selon les principaux objectifs suivants: - Augmenter la productivité agricole ainsi que la superficie cultivée ; - Promouvoir les petits investissements en zones rurales et le partenariat entre les groupements paysans et le secteur privé ; - Promouvoir les exportations agricoles et agroalimentaires et améliorer la qualité ; - Assurer une gestion transparente et rationnelle des ressources pour assurer leur pérennité ; - Faciliter l'accès des producteurs au capital foncier. Parmi les programmes et projets opérationnels impliqués directement dans la réalisation de ces objectifs, on peut citer : le Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR), le Projet Microfinance, le Centre National Antiacridienne, la réhabilitation des Périmètres Irrigués, le Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire, le Crédit d'Urgence Dégâts Cycloniques, le Projet de Réhabilitation du Bas Mangoky, le Projet d'Amélioration et de Développement Agricole du Nord Est, le Projet Haut Bassin du Mandrare, l'Opération Petits Matériels Agricoles, le Programme Foncier National, le Projet Cadastre National, le Projet Jeunes Entrepreneurs Ruraux, le Projet Relance des Exportations Agricoles, le Fonds d'Intervention pour le Développement. Les activités de recherche sont confiées au département de recherche FOFIFA. IV.3 Les Réalisations en 2003D'après les données recueillies lors des entretiens auprès des responsables des institutions concernées et dans le rapport de suivi et évaluation des programmes et projets selon les axes stratégiques du DSRP, les mesures et actions entreprises et les réalisations en 2003 sont essentiellement : 1) Intensification de la production La production de Paddy est estimée à 2 788 000 tonnes en 2003 contre 2 604 000 tonnes en 2002. Elle est prévue atteindre 3 600 000 tonnes en 2004. o Organisation d'un concours agricole national et de 6 concours provinciaux réalisés à 100%. Il s'adresse aux agriculteurs pratiquant les cultures irriguées et consiste à offrir une certaine somme d'argent à ceux qui réalisent les meilleurs rendements. Lors de la campagne 2002-2003, les paysans inscrits étaient de 1280 pour le riz de contre saison. Le meilleur rendement au niveau national a atteint 12/tonnes/ha. Sur les 267 prélèvements effectués, 230 ont réalisé une performance de plus de 5 tonnes/ha. Pour le riz de saison de la campagne 2003/2004, 3000 paysans ont été inscrits pour le concours. o Opération Engrais (pour l'agriculture en général) : Le système de facilitation d'accès aux engrais (système VOUCHER engrais semence maïs hybride) est mise en place dans 08 Directions Régionales du Développement Rural (Antananarivo, Vakinankaratra, Amoron' Imania, Haute Matsiatra, Mahajanga, Ambatondrazaka, Toamasina, Bongolava) au lieu de 03 zones pilotes : vente de 7940 tonnes de NPK 11-22-16 et de 1753 tonnes d'urées et l'importation de 21 246 tonnes d'engrais 2) Développement des infrastructures de production
3) Développement des périmètres irrigués et des bassins versants environnants Les données disponibles à la Direction d'Appui à l'Infrastructure Rurale du MAEP affichent, pour 2003 :
4)Amélioration du fonctionnement des canaux d'irrigation :
5) Appui à l'organisation et à la professionnalisation des producteurs : Formation des techniciens et vulgarisation des techniques de production performantes sur 1493 parcelles de démonstrations pour un objectif de 1500. 6) Relance de la mécanisation agricole : 4728 charrues livrés dans le cadre de l'opération petits matériels agricoles qui sont subventionnés à hauteur de 40%. L'objectif est de 4500 charrues pour 2003. 7) Intensification de la recherche appliquée :
8) Développement des activités génératrices de revenus
9) Accès au crédit : Mise en place d'un système de financement du monde rural : amélioration du taux de pénétration des finances rurales de 3 à 6% pour un objectif de 5%. Les encours de crédits sont passés de 59 536 469 000 fmg en 2001 à 66 060 821 000 fmg en 2002 et 112 458 062 fmg en 2003. 10) Facilitation de l'accès des producteurs au capital foncier : Les réalisations concernent surtout l'établissement de 10120 titres à Arivonimamo, Ambararatabe, Talata-Maromena, et Tsaratanana. 11) Développement des filières porteuses dans le cadre de la promotion des exportations agricoles et agroalimentaires et de l'amélioration des qualités: Relance des cultures d'exportation par la distribution des cartes planteurs, de poinçons et de plants (café, vanille, girofle, horticultures, poivre ) et recépage des caféiers : 17 000 cartes planteurs distribuées, 17 000 poinçons distribués, 309 938 plants distribués, 641 400 caféiers recépés. 12) Promotion d'un système d'informations du monde rural :
Un certain nombre de mesures ont été également menées en matière de développement rural dont :
Malgré les résultats obtenus, beaucoup restent à faire au vu des points faibles dans la performance des projets et des programmes à savoir : Au niveau du MAEP :
A cela s'ajoute la complexité des procédures de déblocage de financement qui retarde l'exécution des projets (faible taux de réalisation). Les mesures de réformes y afférentes devraient faire l'objet des actions en 2004. IV-4 Les Activités en 2004Les actions et mesures sont menées dans le cadre de la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP). Différents ateliers sont organisés dans toutes les provinces en vue de faire le suivi et évaluation de la situation des mesures de réformes et actions entreprises. Parmi les actions entreprises au cours du premier trimestre 2004, on peut citer : A. Célébration de l'Année Internationale du Riz (AIR) 2004 :
Il ressort de cet atelier que, malgré le développement de la recherche rizicole, le rendement reste faible et se stabilise autour de 2 tonnes/ha pendant 30 ans. L'objectif est d'atteindre 3 tonnes/ha, pour cette année internationale du riz. Le grand défi est de supprimer progressivement les importations de riz qui grèvent notre paiement extérieur. La vulgarisation des résultats de recherche (semences améliorés) est le meilleur moyen pour augmenter la production et de facto les revenus des ménages. Les problèmes résident (i) au niveau de la communication (manque de diffusion de résultats, problème de vulgarisation, de diffusion de semences), (ii) des techniques culturales (incompatibilité de la technique avec les caractéristiques climatiques, pédologiques et culturelles des régions), (iii) du budget alloué à la recherche (seulement 0,2% à 3% du PIB) et enfin (iv) du taux d'intérêt appliqué par les mutuelles d'épargne et de crédit (manque de confiance des paysans). Le changement de mentalité de la part des paysans pour appliquer les nouvelles techniques a été mis en exergue. Le renforcement des organisations paysannes constitue la meilleure voie pour maîtriser le prix au producteur, pour prendre en charge le paiement des techniciens vulgarisateurs, et commander les semences améliorées. o Diverses manifestations sont prévues toute l'année dans diverses régions et différents thèmes sont choisis. B. Organisation d'un atelier sur la validation de la Stratégie Nationale de la Microfinance du lundi 05avril–mercredi 07avril 2004.L'objectif est de doter le secteur d'une stratégie permettant aux principaux acteurs d'avoir une vision et une démarche concertées pour garantir à la population une offre fiable et pérenne. IV-5 Les mesures d'urgence dans la filière riz en 2004[1]Un atelier de concertation de la filière riz, a été organisé par le Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche le 2 au 4 Août 2004. Cet atelier s'est terminé par la proposition des mesures d'urgences dictées par la conjoncture actuelle. La quantité de riz produit localement disponible pour la consommation est estimée à environ 1 800.000 Tonnes dont 700.000 Tonnes alimentent les marchés tant ruraux qu'urbains. Ce volume disponible ne peut assurer les besoins de consommation ; le déficit est estimé aux environs de 200.000 tonnes. La conjoncture du marché international du riz est marquée par une tendance à la hausse des cours de ce produit. Au mois de juillet 2004, le prix FOB départ Bankok du riz TaT25 se situe entre 225 et 230 USD la tonne alors qu'au mois de mai, ce prix était de 176 USD. De même, les niveaux du taux de change d'une part et celui du prix du pétrole d'autre part renchérissent davantage l'importation de riz. Sur le marché aussi bien au niveau des producteurs qu'au niveau de la consommation, on assiste actuellement à une augmentation assez rapide des prix. Dans certaines régions, le prix du paddy a franchi la barre de 2.000 Fmg le Kg tandis que dans les marchés des grandes villes, le prix du riz dépasse 3.500 Fmg le. kg. Cette situation, bien accueillie par les paysans producteurs pendant la période de commercialisation, risque de dégénérer en crise pendant la période de soudure car au niveau paysan, ce prix incitera la vente au détriment des stocks locaux voir m!me des stocks pour les semences, et au niveau des consommateurs, les prix sur le marché pourrait dépasser le seuil de 5.000 Fmg le Kg. Ainsi, des mesures s'imposent pour affronter d'une part la soudure qui couvre la période allant du mois de septembre 2004 au mois de mars 2005, et d'autre part la relance de la production rizicole pour la campagne 2004-2005. A. Prévoir la période de soudure1) Intégrer les excédents de production régionaux ou locaux dans le circuit de commercialisation: o Réalisation, par le MAEP, avant mi-Août 2004 de l'identification des stocks régionaux ou locaux de riz,
2) Combler le déficit quantitatif en riz o Reprise rapide des importations, actuellement l'Etat est en train de prendre des mesures adéquates.
B. Préparer dans les meilleures conditions la campagne agricole 2004 - 2005Les prix élevés actuellement observés constituent déjà une incitation importante à produire. Il convient en outre que toutes les conditions propices à une augmentation de la production soient réunies. 1) Mettre les semences à la disposition des producteurs: o Inventaire des possibilités au niveau des régions entre autres les Centres Multiplicateurs de Semences (CMS). Compte tenu du délai imparti, cette action concernera en priorité les Zones 1 pôles de développement: à savoir lac Alaotra, Imerina centrale, Moyen Ouest, Marovoay, Mangoky, Andapa...
2) Améliorer le système d'approvisionnement en Intrants et matériels agricoles; o Concertation avec les opérateurs privés (importateurs, fabricants, distributeurs, revendeurs),
3) Faciliter l'accès au crédit rural: o Renforcement des institutions de microfinance mutualiste. 4) Autres mesures: o Expansion des techniques culturales améliorées (SRA, SRI),
BIBLIOGRAPHIE Ministère de l’Agriculture, Secrétariat Général, Unité de Politique de Développement Rural, Projet FAO TCP / MAG / 8821. « Diagnostic et Perspectives de Développement de la Filière Riz à Madagascar ». Novembre 2000.
· USAID, Cornell University INSTAT, FOFIFA. « Agriculture, Pauvreté Rurale et Politiques Economiques à Madagascar ». Novembre 2003. · INSTAT. « Enquête sur les Marchés Ruraux 2002 ». Février 2004. · Les Cahiers du Réseau des Observatoires Ruraux – Madagascar. N° 1, 2, 3, 4. · Henri de LAULANIE S. J. « Le Riz à Madagascar : un développement en dialogue avec les paysans ». Editions Ambozontany, Editions Karthala, 2003. · Direction de la Programmation et de la Statistique Agricole. « Enquête Rizicole, Campagne 1973-1974 » · Ministère de la Production Agricole et de la Réforme Agraire. « Bilan du Sous-Secteur Rizicole de 1983 à 1986 et Perspectives ». · INSTAT. Enquête Prioritaire auprès des Ménages, 2000 – 2003 · Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Enquête Annuelle sur la Production Agricole : Campagne 2002-2003. Rapport Principal · Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Unité de Politique de Développement Rural, Compte rendu de l'Atelier de Concertation de la Filière riz. [1] Extrait du compte rendu de " l'Atelier de concertation de la filière riz", Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche ACRONYMES ET ABREVIATIONS
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Nosintsika 27 mai 2004
( Suite SRI, SYSTEME DE RIZICULTURE INTENSIVE : du MadaVôvô du 18 mai 2004)
COMMENT FAIRE POUR AVOIR DES PLANTS DE RIZ
QUI CROISSENT MIEUX ET QUI PRODUISENT PLUS - INFORMEZ-VOUS ET INFORMEZ LES AUTRES
Norman UPHOFF du CIIFAD, et Association TEFY SAINA de Madagascar
( http://www.tefysaina.org/
)
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1 - PRINCIPES |
Si ce manuel et cette méthode de production vous rendent service, nous espérons qu'à
votre tour vous partagerez avec d'autres ces idées et ces pratiques. Chaque famille et
chaque communauté pourront ainsi bénéficier de plus de prospérité et de sécurité
alimentaire.
. Le SRI a été découvert par le Père Henri de LAULANIÉ, Ingénieur Agronome,
sj, à Madagascar où il a travaillé de 1961 à 1995 avec des
paysans malgaches, avec des étudiants et avec des amis pour améliorer les possibilités de production rizicole dans ce pays. Il voulait que le peuple
malgache vive plus heureux et en sécurité. Le SRI fait maintenant l'objet d'études et d'évaluation de la part des scientifiques et des riziculteurs dans
d'autres pays.
. Le SRI est d'abord une philosophie : le riz est une plante qui doit être respectée et entretenue comme un être vivant ayant une forte potentialité.
Cette dernière ne se réalisera que si nous fournissons aux plants de riz les meilleures conditions pour leur croissance. Si nous les aidons ainsi à bien
pousser avec des moyens nouveaux et meilleurs, ils nous paieront en retour les efforts et le temps passé à les soigner. Nous ne devons pas les
traiter comme des petites machines ni les manipuler ni les forcer ni faire d'autres gestes qui ne soient pas naturels pour eux.
Certains gestes qui ont été faits jusqu'ici depuis des centaines d'années par
des paysans à Madagascar et d'autres pays du monde pour planter le riz ont
malheureusement réduit la potentialité naturelle du riz. Ce nouveau système d'intensification du riz change la pratique traditionnelle de la riziculture en
rendant au riz ses possibilités d'augmenter la production.
Les rendements que peut atteindre chaque individu dépendront de ces gestes :
repiquage fait à temps et avec soin, bonne préparation et bon aménagement des rizières, contrôle continu de l'eau, qualité du sol, choix de la variété de riz
convenable dans les conditions de croissance du riz.
L'UTILISATION DE NOUVEAUX INTRANTS - COMME LES NOUVELLES SEMENCES OU LES FERTILISANTS CHIMIQUES - N'EST
PAS NECESSAIRE POUR OBTENIR UN HAUT RENDEMENT.
Ce rendement peut être spectaculaire, le riz planté avec la méthode SRI ayant
une structure différente. Il a beaucoup plus de talles et beaucoup plus de
racines longues pouvant absorber les minéraux du sol. Il a aussi la plupart du temps beaucoup plus de grains.
Il a été toujours possible d'obtenir une telle structure et une telle productivité
plus grande. Mais cela n'a pas été mis en évidence par la pratique d'une
meilleure façon culturale.
1.2 - Comment le « sri » peut-il améliorer la production et la vie du riziculteur ?
Les idées de base Par le Système de Riziculture Intensive on a découvert et démontré le succès d'une
méthode importante qui peut aider les plants de riz à réaliser leur pleine potentialité.
Cette dernière avait été ignorée par les pratiques anciennes. Nous allons en
commencer la présentation par les .... suite sur MadaVovô
du
27 mai 2004
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"Voly vary maro anaka ...... riziculture qui enfante beaucoup "
Le SRI (Système de Riziculture Intensive) est un système 100 % naturel, découvert à Madagascar en 1984 par le Père de Laulanié. Le SRI permet d'accroître très sensiblement les rendements... Klikeo eto >> |
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