Moringa oleifera est un arbre originaire d’Inde. Il se caractérise par une très forte croissance et fleurit dès la première année de plantation. Le fruit est une gousse qui contient des graines.
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L'arbre a de nombreux usages potentiels au niveau alimentaire comme médicamenteux. Nombre de ces usages sont pratiqués en Inde et dans de nombreux sites où il a été disséminé. Les feuilles et les graines, laissées à décanter dans l’eau, ont des propriétés anti-microbiennes et antibiotiques en faisant précipiter les micro-organismes contenus dans l’eau. Cette propriété de floculation et d'accélération de la décantation était déjà observée et utilisée avec les feuilles en Inde, dans le Tamil Nadu et le Kerala (de St-Sauveur, 1997, M. Achuthan Nair, C. Sreedharan, 1986, R.Jambulingam, E.C.M. Fernandes, 1986). En Tanzanie, l’arbre est connu uniquement comme arbre de haie et comme médicament.
L'arbre atteint une taille maximale de 15 mètres, mais ne dépasse pas en général les dix mètres. Sa croissance est impressionnante, jusqu'à 8 mètres la première année. Le tronc est mou et spongieux. Ses branches sont pendantes et entrelacées, et le feuillage est lâche comme un saule pleureur. Les feuilles, séparées en deux ou trois folioles, sont arrangées en spirale. Les racines forment des tubercules à forte odeur et goût de radis, d'où le nom de horseradish. L'arbre n'est pas une légumineuse et ne forme pas de nodosités. Pour autant, le taux de protéines qu'il contient est très important par rapport aux autres arbres non légumineux. La présence de l'arbre apporterait une remontée du phosphore du sol aux horizons superficiels.
L'arbre peut fleurir et produire des gousses deux fois par an. Les fleurs, blanches crémeuses, forment ensuite des gousses allongées de 30 cm de long, passent du vert tendre au brun, à section triangulaire, pointue à l'apex, et lignifiée, ce qui définit alors le seuil de maturité des gousses pour la production d'huile. En milieu villageois, le nombre de graines oscille entre 15 et 22 par gousses, avec 20 à 80 gousses par an et par arbre[1]. A. Le Roi note l'importance des ébourgeonnages, car la suppression du méristème apical et donc le développement de méristèmes secondaires permet de multiplier la production de chaque arbre par trois ou quatre.
Les graines sont entourées d'un péricarpe fin, qu'il n'est pas nécessaire d'enlever pour tous les traitements en usage. Au contraire, cette enveloppe protège les graines et l'huile des agressions extérieures et elle contient une part essentielle des protéines intéressantes de cet arbre.
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Cependant, l'arbre n'est absolument pas résistant au feu, ce qui est un handicap fort, les agriculteurs utilisant le feu pour la préparation des terres et les sarclages.
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Le Moringa
Un arbre à usages multiples, résistant à la sécheresse.
Parmi les 13 espèces connues, le Moringa oleifera est particulièrement facile à multiplier et sa croissance est très rapide. Les nombreuses utilisations économiques du Moringa oleifera et la facilité de sa propagation ont suscité un intérêt international grandissant pour cet arbre originaire d'Inde que l'on trouve dans la plupart des pays tropicaux (Afrique, Asie, Amériques).
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Le Moringa stenopetala et d'autres espèces d'Afrique de l'Est et de Madagascar ont également des intérêts même s'ils ont été moins exploités pour l'instant.
Les graines de Moringa contiennent un polyélectrolyte cationique qui a montré son efficacité dans le traitement des eaux, en remplacement du Sulfate d'Alumine ou d'autres floculants. L'avantage de l'utilisation de ces graines est double:
1) la substitution de floculants importés par un produit local facilement accessible permet une économie importante de devises pour les pays du Sud,
2) ce floculant, contrairement au sulfate d'alumine, est totalement biodégradable, ce qui peut être intéressant dans le contexte des pays occidentaux.
Plusieurs organismes ont isolé la protéine active pour faciliter son utilisation dans les usines de traitement des eaux mais aussi pour l'aquaculture d'algues, les usines de pâte à papier, les caves viticoles ou le secteur minier. Maintenant que les recherches et les applications à échelle pilote ont été réalisés, la production et l'utilisation du floculant de Moringa dans des conditions économiques réelles est en train d'être mise au point. |
*** MORINGA OLEIFERA Lamarck
Syn. M. pterygosperma Gartn.
'Mourougue, mourongue, mourom, brède mourongue, brède médaille, ben ailé, pois quénique,
maloko, noix-de-ben'
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Le mourongue est un petit arbre caduque de 5-10 m de haut, peu ramifié, à écorce lisse grisâtre ou brunâtre, au tronc évoquant avec l'âge un tronc de baobab. Les feuilles sont composées, avec 4-5 paires de folioles opposées, donnant un aspect général délicat en dépit de sa ramure un peu lourde. Les fleurs parfumées pendent en grappes ou panicules terminales ou axillaires blancs-jaune, elles sont suivies de capsules ou fruits allongés de 20-45 cm de long, brun clair, triangulaires et qui s'ouvrent à maturité par trois fentes pour libérer des graines ailées de la taille d'un gros pois, de couleur un peu plus foncée que le fruit.
Originaire de l'Inde, cette espèce a de nombreuses utilisations, tant alimentaires que médicinales; les feuilles, jeunes pousses et fleurs sont consommées comme
'brèdes', les jeunes fruits ou 'bâtons mourongue' sont également mangés cuits de diverses manières. Les graines mûres peuvent être grillées ou frites et appréciées comme succédané des arachides. Ces graines renferment également une huile claire qui ne rancit pas et ne fige pas au froid, utilisée comme huile de table aussi bien que pour huiler des petits mécanismes type horlogerie. Cette même huile sert aussi en frictionnements contre les douleurs rhumatismales ou contre la goutte. Les fleurs, si l'on ne fait pas de beignets avec, peuvent être employées contre l'asthme. Les racines comestibles au goût de raifort ont un pouvoir rubéfiant important et doivent donc être utilisées avec précautions d'autant qu'elles contiennent des antibiotiques. L'écorce contient deux alcaloïdes en très petites quantités et sont utilisées à Madagascar pour lutter contre l'épilepsie, l'hystérie et la paralysie. Les propriétés antibiotiques du mourongue sont également mises à profit pour désinfecter l'eau dans les pays du tiers-monde, des études étant menées pour étendre l'usage de cette plante dans plus de régions.Le mourongue a besoin de chaleur et supporte très bien la sécheresse, on trouve des spécimens âgés dont le port et le tronc épaissi et boursouflé montrent l'adaptation à l'aridité du climat. On peut admirer les neuf autres membres de cette famille
monogénérique dans les zones sèches |
d'Inde,
de Madagascar et d'Afrique tropicale, où elles se développent au milieu d'autre plantes xérophytes. Les conditions de cultures devront tenir compte de ces impératifs écologiques (chaleur, substrat drainant.)
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Un exemple d'un phénomène rare consistant en la persistance en culture d'un organisme disparu dans la nature est signalé.
L'arbre Moringa hildebrandtii (Moringaceae)
est censé exister à l'état sauvage le long de la côte ouest de Madagascar ; pourtant, une prospection récente et une enquête auprès de la population n'ont pas révélé sa présence dans cette région ou dans une autre localité de l'île. Cet arbre est, cependant, fréquemment cultivé dans les villages et toutes les récoltes d'herbier effectuées depuis sa découverte en 1880 proviennent de plantations. Diverses données permettent de penser que l'arbre vivait à l'origine dans l'extrême sud-est de l'île : 1) Le nom vernaculaire de cet arbre (hazomaroseranana) implique une relation avec cette région qui était sous le contrôle des Maroseranana durant presque 400 ans ; 2) Toutes les autres espèces de Moringa se trouvent dans de semblables types d'habitats semi-arides qui ne se rencontrent pas ailleurs à Madagascar. Des efforts pour la redécouverte de cet arbre dans cette région devraient se poursuivre.
Mark E. OLSON & Sylvain G. RAZAFIMANDIMBISON
Missouri Botanical Garden
Express
Mada 21/08/2008
Questions à… Holy Raobelina
: « L'ananambo plus riche que le lait »
La chargée de recherche à l'Office national de nutrition expose les vertus de
l’ananambo.
• Quelles sont les vertus de
l'ananambo ?
- Nous avons découvert à partir de recherches en laboratoire que l'ananambo renferme plusieurs vertus nutritionnelles. Cette plante contient des vitamines et des sels minéraux. Elle contient sept fois plus de vitamine C que les oranges, quatre fois plus de vitamine A que les carottes, quatre fois plus de calcium que le lait et trois fois plus de potassium que la banane. Il y a de quoi compenser largement le manque d'éléments nutritifs dans la plupart des plats malgaches.
• La cuisson requiert-elle des précautions particulières ?
- Comme la plupart des légumes, le temps de cuisson des feuilles d'ananambo ne doit pas dépasser les cinq minutes. Autrement, cet aliment perd en grande partie ses valeurs nutritionnelles. Il est aussi conseillé de la préparer en crudité.
• Comment sensibiliser la population ?
- Nous voulons inciter les Malgaches à introduire l'ananambo dans leur alimentation quotidienne. Nous avons découvert que les conditions climatiques des
hauts plateaux conviennent à sa plantation. |

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• Et au plan environnemental ?
- Ses racines servent de barrage anti-érosif tandis que l'arbre en entier sert de pare-feu naturel. Comme
l'ananambo est riche en éléments organiques, elle procure d’excellents composants à la terre.
• Encadrez-vous les paysans ?
- Nous soutenons les producteurs d’ananambo en leur fournissant un encadrement technique et des jeunes plants. La contribution des organismes, associations communautaires ou écoles est aussi sollicitée. Nous effectuons régulièrement des suivis dans ce sens.
Propos recueillis par Noro Haingo Rakotoseheno
allAfrica.com
21 /08/2008
Madagascar: L'Ananambo, source de santé et de vie
- Midi Madagasikara
L'ananambo, cet arbre dont les brèdes ou encore les fruits, ne sont pas vraiment connus à Madagascar, est une vraie mine d'or. En effet, plusieurs recherches ont démontré que l'ananambo possède plusieurs vertus et atouts qui peuvent sortir même un pays de la malnutrition. L'ananambo ou Moringa est une plante vivrière. Chez nous, on le mange sous forme de bouillon de brèdes associé avec des crustacés ou des crevettes séchées. En Inde, il est cultivé pour ses fruits, qui sont mangés cuits. Au Sahel, les feuilles de Moringa oleifera sont consommées comme légume et celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base du peuple Konso en Ethiopie. Il existe 13 espèces connues d'ananambo dont le Moringa stenopetala qui pousse en Afrique de l'Est et à Madagascar. C'est un arbre à usages multiples, résistant à la sécheresse, particulièrement facile à multiplier et dont la croissance est très rapide.
Vertus médicinales
La médecine ayurvedic en Inde possède plusieurs utilisations des produits du Moringa, comme par exemple un antibiotique naturel, une aide pour l'accouchement, pour traiter les problèmes de foie, et beaucoup d'autres utilisations.
Les villageois en Oman utilisent l'huile de Moringa pour traiter les maux d'estomac. Ils l'utilisent aussi en parfum ou comme huile pour les cheveux.
Les villageois Haïtiens font bouillir les fleurs de Moringa dans l'eau et boivent le thé comme un remède très efficace contre le rhume.
Les feuilles séchées de Moringa traitent la diarrhée au Malawi, en Afrique.
Les bienfaits de l'ananambo
*Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de Moringa oleifera sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes.
*Les graines de Moringa contiennent un polyélectrolyte cationique qui a montré son efficacité dans le traitement des eaux, en remplacement du Sulfate d'Alumine ou d'autres floculants.
*L'huile extraite de ses graines est à la fois une huile alimentaire de qualité et une matière première intéressante pour l'industrie cosmétique.
*Dans l'alimentation animale, il peut servir d'hormone de croissance végétale, comme engrais vert.
* Enfin, c'est une vraie source de revenus : la poudre de feuilles d'ananambo dans les pays où elle est commercialisée comme complément alimentaire coûte 4€ les 100g au Kenya, 2,4€ /100 g en Ouganda, 0,85€ /100g en Tanzanie.
L'ananambo peut aussi servir de
- d'agent de nettoyage domestique avec ses feuilles écrasées
- de clôtures vivantes autour des jardins.
- d'engrais: Le gâteau de graines après extraction de l'huile peut être utilisé comme un engrais pour les plantes riches en protéines.
- de fourrage animal.
- de pâte à papier.
- de teinture car le bois donne une teinture bleue.
moringa olifeira
: La nutrition
Voici un bref descriptif nutritionnel des fruits du moringa olifeira

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* 2 fois plus de protéines que dans le lait
* 3 fois plus de potassium que dans les bananes
* 4 fois plus de vitamines A que dans les carottes
* 7 fois plus de vitamines C que dans les oranges
* 37.7 % de matières grasses
Cet arbuste est donc un atout majeur dans notre lutte contre la malnutrition.
Bien que la culture du moringa oleifera , à usage alimentaire, implique des espaces clos, protégés des prédateurs (volaille, herbivores,
etc), sa vivacité ne demande que peu de soins. Il convient toutefois de respecter quelques règles simples afin d’obtenir de bons résultats.
Éviter la terre riche ; jusqu’à une taille de 50 cm lui éviter le soleil direct et n’arroser que tous les 2 jours.
Bien que ces graines et ces feuilles purifient l’eau et la rendent potable, le moringa oleifera , n’est connu de certaines populations que pour l’utilisation de ses feuilles en cuisine. Il reste largement méconnu pour l’ensemble des étonnantes propriétés nutritionnelles, curatives et végétatives de ses fruits |
Extrait
de sunforlife.org
Madamaki.com 10/01/2011
L'Ananambo:
l'or vert.
L'Ananambo peut répondre aux populations qui souffrent de dénutrition
dans les pays en voie de développement et de malnutrition (mauvais équilibre
alimentaire) dans les pays industrialisés.
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Malagasy,
mahoraise, américaine consomment de l'ananambo.
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Dans
ce cas, les gens ont souvent des régimes hyperprotéinés. Ces excès
d’acides gras saturés augmentent le taux de cholestérol. L'Ananambo
est une aide décisive pour diminuer cet excès de cholestérol. L'Ananambo
est un produit naturel qui contient beaucoup de béta-carotène qui se
transforme en vitamine A nécessaire au corps humain.
La poudre d’Ananambo est riche en protéines et en fer.
L'enrichissement des plats avec la poudre des feuilles améliore les
teneurs en protéines et en fer.
La médecine ayurvédique en Inde possède plusieurs utilisations des
produits du Moringa, comme par exemple un antibiotique naturel, une
aide pour l'accouchement, pour traiter les problèmes de foie, et
beaucoup d'autres utilisations.
Les villageois en Oman utilisent l'huile de Moringa pour traiter les
maux d'estomac. Ils l'utilisent aussi en parfum ou comme huile pour
les cheveux.
Les villageois Haïtiens font bouillir les fleurs de Moringa dans
l'eau et boivent le thé comme un remède très efficace contre le
rhume. Au Sénégal, on le connaît traditionnellement pour soigner
les problèmes de diabète.
Les feuilles séchées de Moringa traitent la diarrhée au Malawi, en
Afrique...
ANANAMBO.
Cette protéine végétale naturelle est utilisée dans tous les cas de déséquilibre alimentaire, et principalement dans les régimes amaigrissants.
Dans le cadre d'une alimentation variée, soutenue par une activité physique régulière, consommer de l'Ananambo est un atout de bien-être et de longévité !
- Les facultés protectrices et réparatrices de l’ananambo sont aujourd’hui reconnues.
- L'ananambo interviendrait dans la prévention de maladies telles que le diabète, le cholestérol.
Composition des feuilles sèches d'ananambo.
Les tableaux ci-après renseignent sur la composition moyenne de la poudre de feuille d’Ananambo et leur taux de couverture des besoins journaliers.
Une cure d'Ananambo constitue un soutien naturel irremplaçable pour pallier les carences alimentaires ou les dénutritions.
Gramme pour gramme, les feuilles d'ananambo contiennent:
• 7 fois la vitamine C dans les oranges.
• 4 fois le calcium dans le lait.
• 4 fois plus de vitamine A dans les carottes.
• 2 fois plus de protéines dans le lait.
• 3 fois le potassium dans les bananes.
• 3 fois plus de fer dans les épinards.
L'ananambo qui veut dire « brède supérieure" est considérée comme la plante la plus nutritive jamais connu par les
malagasy.
Éléments |
Valeur
moyenne pour 100g |
Valeur
moyenne pour 30g |
Protéines
(g) |
26 |
7,8 |
Minéraux
(g) |
10 |
3,0 |
Lipides
(g) |
7,3 |
2,2 |
Glucides
(g) |
34 |
10,3 |
Fibres
(g) |
9,2 |
2,8 |
Calcium
(g) |
1732 |
519 |
Cuivre
(mg) |
0,86 |
0,3 |
Fer
(mg) |
25 |
7,5 |
Potassium
(mg) |
1246 |
374 |
Magnésium
(mg) |
380 |
114 |
Phosphore
(mg) |
241 |
72,2 |
Manganèse
(mg) |
7,5 |
2,3 |
Zinc
(mg) |
2,3 |
0,7 |
Vitamine
A (UI) |
14058 |
4217 |
Vitamine
C (UI) |
19 |
5,7 |
Source
: La nutrition dans les pays en développement.Michael C. Latham. FAO, 2001
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