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LA TORTUE ETOILEE DE MADAGASCAR

La Légende du sud

 par Raymond Decary - ethnologue (éclairage sur certain "Fady" - Vaosary n°1)

Le Tivoka vit un jour sortir de l'eau une tortue de mer, Le Fano.

Tous deux conversèrent. Le fano désira visiter la terre ferme et le Tivoka accepta de le guider.

Au bout de quelque temps, la tortue avec ses pattes aplaties, commença à se plaindre. L'oiseau eut pitié d'elle et changea par sorcellerie ses pattes pour les adapter à la marche. Ainsi l'animal marin muni de pattes véritables, put continuer le voyage. Mais çà un moment donné, le Tivoka, par mégarde, laissa tomber une crotte sur la tête du Fano. Celui-ci furieux, maudit son guide.

L'oiseau, vexé à son tour, abandonna la tortue sans lui rendre ses pattes primitive.

Le fano, alors, erra sur la terre sans jamais retrouver la mer.

Voilà pourquoi la tortue de terre  (Tortue Radiata ) descend de la tortue de mer.

En pays Atandroy et mahafaly, elle est tabou car elle est issue de la mer et, Dieu en créant le monde, se reserva l'océan mais laissa la terre à l'Homme. Pour empêcher l'Homme de transgresser sa loi, Dieu sala leau et la rendit imbuvable.

C'est ainsi qu'en pays Atandroy et Mahafaly, la mer n'est pas exploitée et le sel considéré comme tabou. 

Tortue radiée - GEOCHELONE RADIATA - Tortue Rayonnée

Sokake - Kotroka - Renikongo - Sokatra

       La star terrestre d’entre toutes est sans conteste la Tortue de Tuléar, Testudo radiata, dont l’habitat est confiné à l’extrême Sud de Madagascar, non loin du Cap Sainte Marie.

      Cette nonchalante beauté arbore une carapace noire bombée et brillante dont chaque écaille est un joli soleil lumineux d’un jaune vif. Elle peut atteindre une longueur de soixante centimètres et se promène tranquillement sur les pistes du Sud, obligeant les véhicules à la contourner ou à s’arrêter pour la laisser passer et en profiter pour la contempler.

      Les malgaches la nomment Sokake. Cette proie facile est malheureusement en voie de disparition du fait de la simplicité de sa capture pour la vendre ou pour s’en nourrir.

      Elle est végétarienne, elle a le sens de l'orientation et une mémoire très développée.

 

 

       La carapace de G.radiata est caractéristique avec ses lignes jaunes dessinant comme des rayons à l'intérieur de chaque écaille noire, d'où son nom de tortue étoilée ou tortue rayonnée. C'est une espèce que l'on trouve à l'état sauvage au sud et au sud-ouest de Madagascar.
      Cette espèce est actuellement protégée par la convention de Washington car elle est sévèrement menacée à cause de la destruction de son habitat naturel et de son exploitation dans le marché des animaux de compagnie. Ainsi de nombreux spécimens ont été de ce fait introduits à la Réunion.

CARTE D'IDENTITE

Phylum : cordés
Embranchement : vertébrés
Sous-embranchement : gnathostomes
Super classe : tétrapodes
Classe : reptiles
Ordre : chélonien
Sous-ordre : cryptodires
Famille : testunidés
Genre : geochelone
Espèce : radiata
 
Nom usuel : tortue étoilée de Madagascar
radiated tortoise (en anglais)
sokake (en malgache)
taille adulte : 35 à 40 cm de long pour les mâles
28 à 32 cm pour les femelles
 
poids adulte : 15 à 20 kg pour les mâles
10 à 15 kg pour les femelles
 
longévité : 60 à 100 ans
 
durée d'incubation de l'œuf : 5 à 10 mois
éclosion en fin d'été : mois de février mars
 
maturité sexuelle : 13-15 ans
 
régime alimentaire : herbivore

Dans la nature, elle se nourrit d'herbe, de fruits et de plantes grasses. En captivité, elle mange des légumes, des fruits et de l'herbe. 

Localisation géographique : on la trouve dans le sud ouest de Madagascar (son pays d'origine), mais aussi à la Réunion où elle a été introduite par l'homme.

C'est une espèce protégée inscrite à l'Annexe I (espèces les plus menacées) de la Convention de Washington (voir CITES).Cette espèce est aussi inscrite dans le Livre Rouge de l'IUCN.

petites tortues qui mangent

 

MORPHOLOGIE

Comment reconnaître une tortue mâle d'une tortue femelle ?

La différence est plus facile à faire chez des animaux adultes. Les individus mâles sont en général plus gros que les individus femelles.

Chez le mâle, le pastron est creux alors que chez la femelle , il ne l'est pas. L'espace au bas du plastron au niveau de la queue est aussi plus grand chez le mâle.

Ses organes des sens :
Son ouïe perçoit très bien les vibrations répercutées par le sol. Sa vue est bonne. Son odorat est particulièrement développé, ce qui lui permet de choisir sa nourriture. On pourrait penser que sa carapace est insensible, mais ce n'est pas le cas, la tortue perçoit lorsqu'on la touche.

 

SQUELETTE

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rétraction de la tête chez les Pleurodires

 

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coupe transversale 

coupe sagittale

ANATOMIE

 

organes chez une tortue femelle

       L'appareil digestif est régionalisé avec oesophage, estomac, intestin; et possède les différentes glandes digestives (foie, vésicule biliaire, pancréas).Il se termine par un cloaque où arrivent les oviductes (chez la femelle) et les canaux urinaires.
L'appareil respiratoire se compose de deux poumons sacculaires.
La circulation est assurée par le coeur (organe propulseur).Le coeur possède deux oreillettes et un seul ventricule partiellement cloisonné.
L'excrétion est permise par deux reins. Il peut y avoir stockage dans une vessie avant le rejet.
L'appareil génital femelle se compose de deux ovaires, chacun relié à un oviducte et possède aussi un réceptacle permettant de conserver pendant un certain temps les produits mâles. L'appareil génital mâle se compose de deux testicules reliés chacun à un spermiducte, de glandes annexes, et d'un organe copulateur interne invaginé habituellement.

 

RESPIRATION-CIRCULATION

LA RESPIRATION

L'appareil respiratoire de la tortue se compose d'une glotte qui s'ouvre afin de laisser passer l'air inspiré par les narines dans le pharynx, et de l'envoyer vers le larynx et la trachée ; cette dernière se divise en deux bronches reliées chacune à un poumon. Les poumons sont sacciformes avec de nombreux replis internes et des alvéoles.

 

LA CIRCULATION

Le cœur de la tortue possède deux oreillettes et un seul ventricule partiellement cloisonné. Tout le sang veineux parvient jusqu'au cœur à travers deux veines caves supérieures et une veine cave inférieure, et passe ensuite dans l'oreillette droite avant de pénétrer dans le côté droit du ventricule ; au moment de la contraction, il est chassé dans l'artère pulmonaire et la crosse aortique gauche. Puis le sang atteint les poumons, où il est oxygéné, et retourne au cœur par les veines pulmonaires et l'oreillette gauche.

Le sang descend dans la partie gauche du ventricule et est enfin pompé dans la crosse aortique droite, avant de passer dans l'aorte dorsale ; compte tenu du cloisonnement incomplet du ventricule, le sang se mélange partiellement au niveau des aortes.

 

schéma de la circulation chez la tortue

 

REPRODUCTION

A certaines périodes, la femelle émet des odeurs qui attirent le mâle. Le mâle, attiré par les effluves de la femelle, se met alors à sentir la femelle et lui donne des coups de carapace pour lui annoncer sa requête. Souvent, la femelle n'est pas très consentante et c'est après maintes tentatives que le mâle parvient enfin à monter sur le dos de la femelle.

Son plastron creux lui permet de rester en équilibre sur la carapace de la femelle. Lors de l'accouplement, le mâle émet des sons plutôt bruyants. Le mâle possède un organe copulateur et transmet sa semence dans le cloaque de la femelle. Il y a fécondation interne. La femelle peut parfois stocker les produits mâles dans un réceptacle de son appareil génital et conserver cette semence pendant un certain temps.

Après fécondation, l'œuf s'entoure d'enveloppes secondaires qui vont former la coquille et les réserves pour le développement de la future tortue.

Lorsque la femelle est prête à pondre, elle recherche un endroit où elle n'a pas encore pondu (une femelle ne creuse jamais au même endroit) et creuse un trou assez profond à l'aide de ses pattes arrières.

Puis elle dépose ses œufs un par un en vérifiant constamment qu'ils sont toujours là (elle tâte ses œufs avec ses pattes arrières). Une fois la ponte terminée, elle rebouche le trou en urinant abondamment (cela laisse peut-être une odeur caractéristique qui l'empêche de recreuser au même endroit). Une fois le trou rebouché, si on n'a pas vu la tortue pondre, il est impossible de deviner qu'elle y a déposé ses œufs.

 

coupe d'un oeuf

La durée d'incubation des œufs est assez longue (10 à 12 mois).

Les petits ont plutôt des taches sur leur carapace, les rayures caractéristiques de leur espèce n'apparaîtront que lorsqu'ils grandiront.

 

bébés de quelques semaines

 

Madavôvô 2005  

Big News... Jusqu’à 8 000 euros la tortue -Trafic d'espèces protégées 

Les 188 tortues Radiata et Pixis saisies avant-hier par les douanes attendent désormais d’être fixées sur leur sort à la station animalière de Gillot. Sous la protection de la direction régionale des services vétérinaires dans le cadre d’une quarantaine, elles devraient être rapatriées vers une ferme d’élevage spécialisée dans leur pays d’origine, Madagascar. ...          ... Savoir + sur La Trafic  cliquez ici >>

Les soldats malgaches condamnés pour l’exemple  (Clicanoo 11/02/2005)
“Les temps sont durs pour les Malgaches, mais pour les espèces protégées aussi.” D’une phrase, le président Francis Oget a résumé la teneur des débats du jugement en comparution immédiate prononcé hier par le tribunal correctionnel à l’encontre de deux sous-officiers de l’armée malgache, prévenus de transport et détention d’animaux non-domestiques d’une espèce protégés et importation de marchandise prohibée.       
         ... suite cliquez ici >> 

Les Nouvelles 07 septembre 2006

Le commerce illicite de tortues malgaches atteint 7 millions USD
L’arrestation d’un Malgache à Bangkok en possession de tortues endémiques met la police thaïlandaise sur la piste d’un trafic

L’arrestation d’un ressortissant malgache, à l’aéroport de Bangkok, en possession illégale de quinze tortues endémiques de Madagascar a permis aux autorités thaïlandaises de mettre le doigt dans un réseau de trafiquants entre la Grande île et la Thaïlande. Ce réseau alimente le troisième plus important marché noir dans le monde.
Aéroport de Bangkok, dimanche 3 septembre. Un Malgache est appréhendé par les douaniers de l’aéroport international de la capitale thaïlandaise. Dans ses bagages se trouvent quinze «sokake», tortues radiées connues dans le monde scientifique par l’appellation «Geochelone radiata». Une espèce endémique que l’on retrouve dans le Sud de Madagascar et qui, inscrite dans l’annexe I du Cites ou la convention sur le commerce international des espèces en danger de la faune et de la flore, est interdite à la vente tant à l’échelle nationale que mondiale. 
Libéré sous caution, le ressortissant malgache n’a toutefois pas été autorisé à quitter la Thaïlande. Son identité n’a pas été révélée par les autorités douanières, cependant l’on sait de source sûre qu’il s’agit d’un gros bonnet à Madagascar. Il est passible d’une peine de quatre ans d’emprisonnement et d’une amende qui équivaut à dix fois le prix de chacune des tortues. Les lois en vigueur en Thaïlande appliquent une amende forfaitaire de 1000 dollars par tortue. 

Le troisième marché noir dans le monde 
Avec l’arrestation de ce ressortissant malgache, c’est un réseau de trafiquants nationaux et internationaux qui fait surface. Un réseau qui, selon la police thaïlandaise, a commencé ce commerce illicite au début de l’année. En s’infiltrant en Asie du Sud-Est, il alimente le troisième plus important trafic de faune protégée dans le monde où les tortues malgaches ont la cote avec au moins 3000 dollars l’unité. 
S’infiltrer dans un tel commerce n’est pas une mince affaire car pour que quinze tortues endémiques traversent inaperçues le pays et passent sans encombre à l’aéroport international d’Ivato où les bagages des passagers sont fouillés, il faut que certains responsables aient nécessairement fermé les yeux. Un tel trafic exige une chaîne de petits et gros trafiquants, de complices et de passeurs, de certaines autorités tant à Madagascar qu’à l’extérieur. En l’occurrence, un réseau qui prend ses sources dans le Sud, en passant par Antananarivo via Ivato pour s’étendre vers l’Asie. 
Les tortues, les caméléons et les serpents de Madagascar sont les plus prisés dans le marché noir. Contrairement aux Etats-Unis, à l’Allemagne et au Pays Bas où le contrôle des mouvements aériens et maritimes est le plus difficile à déjouer, la Tchécoslovaquie est la traditionnelle destination de ces animaux trafiqués. Et ce, jusqu’à ce que l’Asie du Sud-Est, Bangkok particulièrement, devienne une plateforme depuis les dix dernières années. Une terre de prédilection du commerce illégal de la faune protégée, favorisée par la possibilité de dissimuler ces petits animaux dans les containers. Cette arrestation faite dimanche est d’ailleurs la première effectuée à Thaïlande sur des tortues malgaches. 
Mialy R.

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Page mise à jour par TetezamitaKely  Serge Ratsimba-Rajohn   /  20 janvier  2005

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